Ayant entendu ou lu des retours allant du pessimisme appuyé à l'optimisme modéré, je me suis décidé au dernier moment d'aller faire mon ouverture anticipée sur le Doubs franco-suisse afin d'avoir mon propre avis. La vallée de Goumois avec ou sans truites reste un écrin magnifique. Avant même d'arriver en bas, lors des derniers virages dans la descente, il se passe toujours un truc. L'émotion monte. C'est un vrai sentiment de bien-être qui m'envahit.
Ce dimanche, la météo était parfaite, le niveau très bon. Le Doubs avait même pour ma venue des fonds un peu près corrects.
Je pense que c'est temporaire. Lors de mont trajet en voiture, j'ai mesuré la chance que nous avions dans le Jura. Car si ici ou là il y a quelques parcelles arrosées de lisier, c'est sans commune mesure avec le département du Doubs. Des dizaines de prairies vues noircies par les déversements de lisiers. Gare à la prochaine pluie et aux répercutions dans les cours d'eau.
Sans entrer dans les détails de ma partie de pêche, je suis déjà très heureux de ne pas avoir vu de poissons malades ou morts. Ma dernière ouverture ici avait été terrible pour cela. C'est d'ailleurs ce qui a décidé mon fils de ne pas m'accompagner cette année.
Après, il évident que les populations de poissons ont payé un lourd tribu. Difficile de se faire une idée précise sur une sortie. Je peux simplement dire que sur 5 bonnes heures de pêche (de recherche de poissons en fait), j'ai vu ou aperçu une quinzaine de truites différentes. Des poissons plutôt jeunes allant de 25 à 40 centimètres. Je n'ai pas vu un seul ombre ! Juste ce qui semblait être deux grattées en bout de la Verrerie. Pas un ombre de vu, quelle tristesse. Il est évident qu'ils se sont fait décimer par les épisodes de mortalités des dernières années. Sans parler des harles bièvres vu en nombre qui doivent finir le travail.
Alors est-ce que 15 truites vues c'est bien ou pas ? C'est évident que sur un tel parcours la réponse est non. Mais on ne peut pas dire non plus que tout est mort. Chez moi, sur un week-end complet, je ne vois pas 15 truites, loin de là. C'est certain. Mais je comprends à 200% les amoureux de ce parcours qui pleurent aujourd'hui car la pêche n'est plus du tout ce qu'elle était.
D'ailleurs, il y a des signes qui ne trompent pas, nous étions moins de 10 pêcheurs (toutes techniques confondues) de la Verrerie au pont de Goumois. 7 jours après l'ouverture, un dimanche, avec une météo et un niveau parfait. Impensable.
Pour la pêche à proprement parlé, il n'y a pas eu d'éclosion donc quasiment aucun gobage. Cela fait bizarre de ne pas voir les ombres gober en début d'après-midi à cette époque.
Je me suis donc concentré à trouver des truites sur le fond pour les tenter en nymphe à vue. J'ai pu en attaquer quatre dans de bonnes conditions pour en prendre deux. Une s'est décrochée à l'épuisette et l'autre est entrée dedans. Une pêche simple avec une pointe en 15 centièmes et une cuivre sur hameçon de 16. Du grand classique.
Voilà ce qu'est devenu Goumois pour celui qui privilégie la capture des truites, un parcours comme les autres voir moins bien.
Il est évident qu'il ne faut plus venir sur les berges du Doubs dans le but unique de prendre des truites. Restez chez vous si vous êtes de ceux-là. Par contre, si comme moi l’atmosphère, le cadre, l'histoire et bien plus encore suffisent à votre bonheur, alors venez trainer vos guêtres sur le Bourassin ou ailleurs sur le parcours. Ce linéaire reste un enchantement pour moi et je suis certain de ne pas être le seul à le penser.
Un dernier petit mot pour les rencontres faites au hasard des coups de ligne ce dimanche. Merci messieurs pour vos bons mots et votre gentillesse ainsi que pour la photo ci-dessous. Au plaisir !



















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