Cela fait maintenant plus de deux semaines que la pêche est ouverte ici comme dans la majorité des régions du pays. Cette année, et ce pour la première fois depuis longtemps, nous n'avons pas eu à faire de corvées sur le terrain de notre coin casse-croûte. Il n'y a pas eu de crue violente cet hiver pour endommager nos installations. Tant mieux.
Nous nous sommes retrouvés encore dans la nuit au bord de l'eau avec les copains et mon fils en ce samedi matin 08 mars. Comme tous les ans, je suis le seul avec une canne à mouche. Tous les autres sont au lancer en pêchant principalement aux leurres souples ou durs. Je reste fidèle à ma technique de prédilection, la nymphe à vue. Cette année, le niveau de la rivière le permettait. Ce n'est pas toujours le cas. Il faut profiter. Ma tactique est simple. Je monte à la nuit en direction du même spot tous les ans. C'est une trouée dans une bordure de saules. La hauteur d'eau est assez faible en bordure. Je m'assoie tranquillement en tailleur, ma nymphe entre le pouce et l'index de ma main gauche. J'attends l'heure légale en profitant du réveil bruyant de tous les oiseaux. La visibilité se fait meilleure au fil des minutes. Je sais que je n'ai pas longtemps avant que tous les autres pêcheurs arrivent en balançant leurs trucs en plastique. En général, et si on se fie aux années précédentes, j'ai une occasion maximum.
Cette année, il faisait autour des 0 degré. Pas très froid mais quand même. Au bout de quinze minutes j'ai une truite de trente centimètres qui se présente à moi. Je décide de ne rien à faire. C'était peut-être mon sauve-bredouille. J'ai misé sur la chance en espérant voir un poisson un poil plus âgé. Cinq minutes plus tard, alors que je n'avais pas encore bougé, arrive à ma droite en remontant le courant un joli poisson qui piochait au fond de temps en temps. Le petit coup d'arbalète n'était pas très compliqué, ma nymphe cuivre visiblement toujours aussi irrésistible pour cette truite, mais pour ce qui est du combat...La truite est partie sur l'aval bien assez fort et j'ai dû la suivre en remplissant les cuissardes sinon ce serait moins drôle. Un peu avant sept heures du matin. Bien froide la flotte !
Poisson blessé par un oiseaux piscivore. Les survivants sont quasiment tous marqués !

Mouillé, frigorifié, mais malgré tout heureux de ce premier poisson. Je suis allé rejoindre les copains au feu dans la foulée. J'ai retiré mes cuissardes pour tenter de sécher au moins en partie. Sacré départ pour cette saison de pêche !

Une petite demie-heure de pêche aura suffit à ouvrir le compteur. La suite n'est que convivialité et bonheur autour du feu et de toutes les victuailles que chacun avait emporté. Un vrai bon moment que nous avons plaisir à vivre tous les ans à cette date qu'est le deuxième samedi de Mars.

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